5 questions a se poser avant de parler. Pas sur la forme. Sur la gouvernance.


1. Ma position tient-elle si elle est mal interpretee ?

Chaque phrase d'un discours a enjeux doit etre testee contre la mauvaise interpretation. Si un message peut etre lu de deux facons, il sera lu de la mauvaise facon.

Avant de se demander si c'est bien dit, se demander si c'est defensible.

2. Mon silence a-t-il deja ete lu ?

Le silence institutionnel n'est pas neutre. Dans un environnement ou les parties prenantes observent, votre absence produit une lecture. Quelqu'un d'autre l'a composee. Elle porte votre nom quand meme.

Si vous n'avez pas parle depuis plus de deux semaines sur un sujet qui vous concerne, quelqu'un a deja ecrit votre position.

3. Est-ce que je parle depuis le bon lieu interieur ?

La vigilance interieure est le premier filtre. Un dirigeant qui parle depuis la peur (de perdre, d'etre mal percu) produit un message defensif. Un dirigeant qui parle depuis la conviction produit un message qui tient.

Avant de se demander quel message porter, se demander depuis quel etat on parle.

4. Est-ce que je peux defendre cette phrase dans 6 mois ?

Les mots engagent au-dela du moment. Un communique, un post, une declaration : tout reste indexe. Le test n'est pas "est-ce que ca passe maintenant" mais "est-ce que j'assume ca quand le contexte aura change".

5. Est-ce que c'est moi qui parle — ou est-ce que je remplis un vide ?

Ne pas parler parce qu'il faut parler. Parler parce qu'on a quelque chose a defendre. La difference entre les deux est ce qui separe la communication de la gouvernance.


Driss Charrier-Rachidi — Executive Influence Advisory

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